D’abord, le titre, vous en conviendrez, est très attirant en cette journée de sluch qui tombe du ciel… On aurait envie, comme qui dirait, d’un peu de juillet dans nos vies, aujourd’hui.

Et puis, avec tous ces boutons, je n’ai pas le choix: il faut que je reste là, immobile, sinon, ça sort! Je ne peux ni prendre ma douche, ni grimper les escaliers, ni même manger sans que ça me picote partout. Alors, je suis contrainte aux mouvements les plus lents et les plus minuscules: tourner les pages d’un livre et promener mes globes occulaires de gauche à droite. Voilà.

C’est de Josée Bilodeau. C’est tout simple, sans prétentions. Une balade dans un quartier, le nez collé aux fenêtres. On se sent un peu voyeur, comme lecteur. On épie la vie des voisins, on en capte des bribes et l’imaginaire s’emballe, on se fait des histoires à partir de petits riens. J’ai toujours aimé faire ça. Et puis ça fait oublier les boutons…

Bilodeau, Josée. On aurait dit juillet, Éditions Québec-Amérique.