Elles sont là, toutes, les yeux rougis d’alcool, quelques-unes ont incliné la tête, d’autres s’appuient mollement sur l’épaule de leur voisine, comme des chattes, elles s’étirent, elles sourient, les paupières mi-closes. Elles écoutent et opinent, elles disent « oui, oui! C’est ça! » et elles s’emballent, le corps en avant, elles s’excitent et s’empourprent. Les amies. Elles s’ont là, elles entourent de leurs bras délicats, elles embrassent, leurs joues comme des pêches. Douces. Comment faire sans elles? Leur peau diaphane éclaire mes jours.