Bon, le titre est un peu quétaine, j’en conviens, mais qu’y puis-je? C’était VRAIMENT la journée des livres et des roses, hier, à Barcelone. La fête de San Jordi, patron des Catalans.

Un peu sonnée par le décalage horaire et étourdie par les millions de Barcelonais qui avaient envahi les rues du centre-ville, j’ai déambulé avec Monsieur G, une rose entre les dents (OK, juste le temps d’une photo, parce qu’une rose, c’est plein d’épines, n’est-ce pas….)

Monsieur G chiâlait un peu, comme à son habitude, pas trop quand même, puisque je venais tout juste de débarquer en ville, il chiâlait donc, sur le sort de la littérature, sur le fait que tout le monde se précipite pour acheter des livres cette journée-là seulement, surtout ceux qui ne lisent jamais… que c’est une grande foire commerciale, que les maisons d’édition mettent le paquet pour les auteurs connus (pas nécessairement synonyme de « bons auteurs »), délaissant franchement les auteurs moins connus (comme sa chérie). Je l’ai laissé grommeler à son aise, puisque j’étais assez d’accord avec lui.

Malgré tout, malgré tout, je pense qu’une journée comme celle-là, pour les « vrais de vrais » bouquineurs, peut être une belle occasion de faire des découvertes, quand on furète et qu’on fouille pour la peine, et que si ça peut inciter les gens à lire, ne serait-ce qu’un unique livre par année, même s’il s’agit du Code Da Vinci, c’est déjà très bien et que les roses, ça sent bon, même à 5$ la fleur (d’ailleurs, les gars, le jour des roses, IL FAUT ABSOLUMENT acheter une rose à vos blondes, même si c’est commercial, même si c’est conformiste, parce que sinon…. l’enfer conjugal vous attend!) 😉 Et puis moi, j’aime bien observer les gitanes qui nous les vendent, avec leur longs cheveux noirs et leurs jupes colorées, balayant les pétales piétinés qui jonchent les trottoirs.

Nos trouvailles de cette année:

Récits de la paume de la main, du japonais Yasunari Kawabata, prix Nobel de littérature de l’année 1968. Une série d’histoires miniatures qui, comme le titre l’indique joliment, tiennent au creux de la main.

The latest answers to the oldest questions, de l’anglais Nicholas Fearn, dont le titre espagnol m’a fait rigoler « El filósofo en zapatillas » (Le philosophe en running shoes)  – un livre parfait pour moi, qui suis une cancre de la philosophie, au grand désespoir de Monsieur G. 😉

Et enfin,  Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie, de Peter Boxall et José-Carlos Mainer. Juste pour faire pousser notre bibliothèque un peu plus, au grand désespoir de Monsieur G, encore une fois, qui est partisan du minimalisme (ou plutôt du monastérisme, si vous me passez l’expression… héhé)

Comptes rendus à suivre…