Ah! La campagne française! Les champs bien peignés tels des gamins endimanchés avec la raie au milieu, le soleil qui fait rougir les coquelicots, les brebis dans les clos…

Quand on partait de bon matin, quand on allait sur les chemins, à bi-cy-cleeeeet-te!

Magnifique! Bucolique! Cher! (Le petit pot de beurre et le petit pot de miel… 10 euros chaque! Mais enfin… il faisait tellement beau!)

Et puis, tous ces villages aux noms merveilleux: Moustachou, Gignac, Saint-Guilhem-le-désert…  et ceux carrément extraordinaires: Viols-en-laval, Saint-Bauzille-de-putois (wow!) – J’imagine le présentateur du bal régional annuel: « On invite maintenant les Violeuses-en-Laval à se choisir chacune un Bauzilleux-de-Putois pour la prochaine danse… » – Ouf!

Et puis Montpellier, ah! Quelle belle découverte! Une ville grouillante d’étudiants surpris en flagrant délit d’école buissonnière – la faute aux petites terrasses sympa qu’on trouve à chaque détour, aux places ensoleillées, aux églises sombres et fraîches.

Quelques « maudits Français » par-ci, par-là, il est vrai (un prof d’université a même déjà demandé à ma soeur de faire un travail écrit plutôt qu’une présentation orale, allégant que ses camarades de classe et lui-même n’allaient pas comprendre son accent!!!!!) dont le souvenir s’efface rapidement devant le sourire chaleureux de la plupart des Montpelliérains.

Une ville farouchement verte, où les tramways sillonnent les rues pavées pour les piétons. Une ville-labyrinthe, un noeud de sens uniques et de culs-de-sac à rendre fous les conducteurs étrangers qui doivent en faire 5 fois le tour pour retrouver leur hôtel… car vraiment, personne ne peut les aider, pas même les gens de la place qui vous regardent d’un air mi-amusé, mi-désolé en haussant les épaules… d’ailleurs, j’ai probablement pollué 3 fois plus que la normale à cause de ça. Hmm… pensons-y. À la fin, j’avais envie de leur dire: « D’accord, j’ai compris, la prochaine fois je l’amènerai, ma bicy-cleeeeet-te! »  😉