Je lisais tantôt le blogue de ma chum Pécadilles, qui souffrait hier de « procrastinite » aiguë… Ah! La procrastination! Quel mot affreux mais quel plaisir! Plaisir coupable, il est vrai, toujours teinté d’une agaçante pointe d’angoisse qui vous empêche de vraiment paresser en paix…

Aujourd’hui, moi aussi je m’y efforce: j’ai fait le ménage complet de la maison, le lavage, j’ai payé mes comptes, pris les rendez-vous que ça fait 2 mois que je suis supposée prendre, j’ai presque commencé ma déclaration d’impôts!!! À la fin, je me suis dit « wow, attend, ça va faire, laisse-toi quand même quelques réserves dans le tiroir de la procrastination, sinon, qu’est-ce que tu vas faire? Toujours à l’heure, bien ordonnée? Tu ne te reconnaîtras plus dans le miroir! »

En fait, je me trouve pas mal bonne: j’ai rayé de la liste « à faire » plusieurs éléments… Vous me direz: « tu ne procrastines pas, alors, tu es très active aujourd’hui » Hélas, non! Je vous répondrai que toutes ces petites victoires sur le procrastinage n’ont qu’un seul but: cacher une GRANDE ET GROSSE ET HUILEUSE procrastination: j’ai pas envie de travailler!!!!! Alors soyez avisés: quand mes planchers sont cirés… c’est qu’il risque d’y avoir un gros dossier inachevé qui traîne à côté de mon ordinateur…

Quand même, pour ma défense, je peux dire que personne ne souhaiterait être à ma place en ce moment: y en as-tu qui veulent faire une traduction d’ingénierie technique, tout de suite, là, juste de même?? Hein?? Y en as-tu?

En tout cas, pour me consoler, je me dis que si un jour j’ai envie d’écrire mon propre Germinal des temps modernes, j’aurai de quoi m’inspirer! Je vous promets que je pondrai le meilleur roman post-industriel sur le fabuleux univers des usines et des moteurs!!!! Wouhou!!! 😉