Le langage est une porte.

Lorsqu’on étudie une autre langue, qu’elle soit proche parente (l’espagnol, par exemple) ou très éloignée (l’arabe, le chinois…) on se rend compte des liens inextricables qui unissent notre pensée et les mots que nous utilisons pour l’exprimer.

C’est très difficile à expliquer, et je suis loin d’être une spécialiste, mais il me semble qu’il existe des nuances, des tournures dans la langue seconde, qui ouvrent des fenêtres sur des réalités jusque là « impensées » dans la langue maternelle.

De là, surgissent une foule d’interrogations fascinantes: Pouvons-nous penser sans mots? Pouvons-nous concevoir le monde de la même façon en anglais, en espagnol et en arabe? Qu’est-ce qui est venu avant: la poule ou l’oeuf? La pensée ou le mot? Peut-on vraiment comprendre la réalité d’un autre peuple sans parler sa langue? L’identité d’un individu passe-t-elle obligatoirement par la langue?

Un escalier en colimaçon. Les questions s’enchaînent…