Presque une petite semaine de silence. Une semaine à m’endormir et m’éveiller le nez dans les dictionnaires et les encyclopédies, une semaine près des mots, la face dedans, littéralement. Un index de 735 noms de plantes en latin à traduire et à ordonner, ouf! (Je me demande d’ailleurs comment César aurait dit ça, ouf…) 

Méchant ménage! 

Après 20 heures de travail, je vous garantie que les noms dansaient follement sur mon écran… Robinia pseudoacacia, Pennisetum setaceum “rubrum”, Ophiopogon planiscapus “nigrescens”, Lychnis flos-cuculi, Convolvulus cneorum, Ceratostigma plumbaginoides … 

Succulent! (Je vous défie de lire la liste à voix haute!!! héhé)

Entre deux nuits blanches et trois heures de sommeil à rêver que je déboulais les collines (très fleuries) de Romulus et Remus, une jolie argyranthemum frutescens entre les dents, je me suis mise à penser: « hey, dans l’fond, ça serait comment si le latin n’était pas mort? » Peut-être que ça serait comme dans le monde arabe: les nouvelles, les journaux, la messe, les relations diplomatiques et même les dessins animés du samedi matin (oui, oui!) se feraient en latin… pratique, quand même, on aurait qu’à apprendre une seule langue pour pouvoir se débrouiller pas mal partout en Europe. Et puis, Bernard Derome nous lancerait « Bonum vesperum » à la fin du téléjournal… D’ailleurs, vous ne trouvez pas qu’il a un petit air de Marc-Aurèle? 😉