Les yeux captent des couleurs, la bouche goûte des nourritures, la peau touche des surfaces. Mes sens captent des réalités que je mâche et régurgite comme les pélicans qui nourrissent leurs petits. Une sorte de journalisme, l’écriture. Aller à la rencontre de l’autre, et revenir à la maison pour l’expliquer.

Le mieux, ce serait carrément devenir l’autre. Il n’y aurait plus besoin « d’intégration », qu’un grand embrassement. Plus d’équivoque possible. Plus de distance.

Le pélican deviendrait poisson.

Suffit-il de le vouloir, de fermer les yeux et de faire claquer ses talons ensemble trois fois? Suffit-il de se proclamer écrivain japonais? Suffit-il de se dire Chinois?