J’suis là! J’suis là!

Après une tourista des plus nobles, une attaque de puces de lit, un affrontement avec la proprio en furie d’une maison louée, le sirocco impitoyable qui nous soufflait son haleine torride au visage comme un séchoir à cheveux en pleine canicule et… un déménagement qui m’attendait au détour, je reprends du service!

(Vous avez dit vacances?????)

Ouf! Avec tout ça, je n’ai pu qu’effeuiller distraitement les premières pages du livre destiné à être mon « bouquin de vacances les pieds dans l’eau » (vu aussi le degré de concentration à peu près nul que nous avions sur la plage, pour cause de maghrébins bronzés aux sourires éclatants qui n’arrêtaient pas de déambuler devant nous en lorgnant vers ces petits bélugas échoués que nous étions – blanches et molles –  et qui nous empêchaient de lire avec force claquements de langues, psst psst, pchhh, pchhh, gazelles, gazelles!) Mais ce que j’ai parcouru m’a énormément plu. Jamais je n’avais entendu le désert rouler sous ma porte comme ça, jamais je n’avais senti le sable se couler si doucement sous ma joue.

Une description magnifique des dunes mouvantes, de l’immensité désolée, des lèvres craquelées des hommes bleus, du silence. Ça s’appelle Désert, c’est de Le Clézio. J’ai hâte, vraiment hâte, de retrouver la fichue boîte où il est caché!!

Le Clézio, J.-M. Désert, Éditions Gallimard.