La culture au Québec ne tient-elle qu’à un fil?

Ça dépend de ce qu’on entend par « culture ». Les coups de coeur des grandes librairies commerciales (qu’on devrait plutôt appeler « coups de cash » puisqu’il y a belle lurette qu’ils n’ont plus grand’chose à voir avec le coeur – dixit ma soeur qui fut un temps libraire chez RB) ne risquent certainement pas de disparaître, la culture de masse non plus, choyée, encouragée… (ce qui n’est pas mauvais en soi, puisque ça permet à quelques artistes de vivre dignement.)

Celui qui risque gros, par les temps qui courent, c’est le funambule, l’artiste en équilibre qui jongle avec les miettes du banquet. Sa danse légère émerveille et attriste. Il évolue avec lenteur sur un fil de plus en plus ténu, suspendu au-dessus de nos têtes.

Oh funambule! Créature éphémère! Par ta grâce, je suis sur la pointe des pieds, le menton levé! Puisse la foule s’amasser sous ton échafaud, te pousser bien haut et, par ce geste, éloigner ses propres talons de la poussière!

Amants de la littérature et funambules, suivez le FIL:

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