Détournements

25 09 2008

À force d’associer un mot à sa définition contraire, est-ce possible d’en détourner le sens, d’y faire coller l’idée opposée? Bien sûr!!! L’industrie publicitaire s’en frotte les mains depuis longtemps! Et plus haut, les dirigeants des grandes entreprises…

En effet, qui a osé associer l’image du boudhisme, dont le concept de base est la recherche de la sérénité par le contrôle – voire la disparition – des désirs, à la vente d’une automobile??? C’est qui ?????? Oui, oui, l’annonce de la voiture de luxe Lancia, conduite par un Richard Gere grisonnant et souriant, qui roule des collines de Hollywood jusqu’aux cîmes du Népal où l’attendent des enfants aux sourires éclatants, vêtus de la tunique rouge des moines… tsé là, cette annonce-là…

Elle me tue!!!! La recherche intérieure, la simplicité volontaire, la paix, le partage sont à la mode mais notre produit ne s’inscrit aucunement dans ce courant, puisqu’il véhicule des valeurs opposées (individualisme, consommation, recherche du luxe) ? Eh ben… qu’à cela ne tienne!! Nous allons forcer l’association d’images et de mots contraires et marteler ça dans le cerveau de nos chers téléspectateurs qui, oh! magie!, opèrera le détournement de sens sans même s’en rendre compte! Yeeeah!

Ah! Il y a aussi la publicité de Repsol, compagnie pétrolière espagnole, qui « commandite » la météo lors du bulletin de nouvelles (LA MÉTÉO, PUTAIN!!!! LES OURAGANS, LES INONDATIONS, LA SÈCHERESSE… TSÉ LÀ, LE CHANGEMENT CLIMATIQUE PROVOQUÉ PAR LA FOLIE DU PÉTROLE!!!!) et qui ont le culot d’ajouter: « Repsol veille au bien-être de tous en encourageant des projets de protection de l’environnement… » blablabla. À chaque fois, j’ai envie de pitcher la pitonneuse dans mon écran cathodique! AAAAARGH!!

Hey! Faudrait qu’on se réveille! En tout cas, moi, je dénonce!



Hilarité, inquiétude

19 09 2008

Culture en péril !!!

http://www.youtube.com/watch?v=UrATQeLLKX0



Grand ménage

17 09 2008

Branle-bas de combat!!!!! Des boîtes! Du maskintape! Des milliers de « cossins » partout! PARTOUUUUUUUUT!!!!! WOAH NELLY! OR-GA-NI-SA-TION!!! Et surtout PAS DE PANIIIIIIIIIIIIIIIIIQUE!!!!!

Ouf! Un déménagement international, c’est bon pour la cellulite, vous pouvez me croire!

Et tant qu’à y être, faisons donc le grand ménage électronique aussi! Tout y passera: les millions de courriels accumulés, les milliards de fichiers enregistrés, les billards de cookies incrustés… ah! et le blogue aussi!

Le blogaloló se met au régime!

Vous remarquerez-z-en effet que la liste des catégories s’est amincie. Vous retrouverez désormais tous les billets concernant la littérature sur La Caravane, roulotte littéraire. www.lesblogues.com/lacaravane

Le reste des divagations et autres lubies de l’auteure seront toujours disponibles sur le présent blogue.

Sur ce, je retourne à mes boîtes!



Électrobabioles

17 09 2008

C’est bien connu, les déménagements sont une occasion parfaite de se débarrasser des vieilles babioles que l’on traîne avec soi depuis des lustres. Et moi, un déménagement, j’en ai un GROS qui s’en vient. Ces dernières années, j’ai essayé de me faire escargot, un peu par choix, un peu par « pauvreté forcée » (ah! la vie d’artiste!) mais pas la peine de se leurrer: qu’on le veuille ou non, des valises de fille c’est TOUJOURS loouuuuurd!!!!!

C’est donc avec grand bonheur que j’ai découvert dans mon quartier un « point vert ». Un endroit merveilleux où donner en adoption les vêtements dont je ne veux plus, les casseroles cabossées, les piles, les pots de peinture coagulée et même mon vieil ordinateur. Ordinateur? Ah oui! Ce machin de plastique contenant des brassées de métaux lourds et autres composés chimiques aux noms tous plus exotiques les uns que les autres! Ouais…. ben il s’avère que nos ordinateurs salissent ÉNORMÉMENT les jupes de notre pauvre dame nature. Que fait-on, alors, avec tous ces débris de l’ère électronique? Avec nos i-pod cassés, nos lecteurs MP3 désuets, nos consoles Wii massacrées? On les expédie en Inde! Ta-dam! C’est beau, hein, être brillants de même?

Par chance, tout n’est pas noir au rayon des cathodiques: plusieurs initiatives de recyclage, réutilisation et remise à neuf de nos électrobabioles sont à l’oeuvre un peu partout.

Je vous invite d’ailleurs à lire 2 articles du CyberScience à ce sujet:

http://www.cybersciences.com/cyber/fr/magazine/octobre_2007/reportages/mon_ordinateur_au_recyclage_.html

http://www.cybersciences.com/cyber/fr/magazine/septembre_2007/reportages/inde

 



Que lit Stephen Harper?

14 09 2008

Un acte d’amour insoupçonné. D’amour et de rage. Un geste d’une grande beauté. Une bibliothèque, des moments d’une intimité indécente que l’auteur Yann Martel a le courage de partager avec un homme qu’il ne comprend pas.

http://www.quelitstephenharper.ca/



Les nouveaux hippies

9 09 2008

Démocratie directe, liberté, gratuité, partage… les nouveaux hippies, descendants des enfants de San Francisco, sont de plus en plus nombreux à prôner des valeurs qui s’opposent diamétralement à celles du capitalisme galopant.

Le vide de sens et la perte de la foi, caractéristiques de nos sociétés occidentales, en a encouragé plusieurs à se tourner vers l’Orient et sa riche tradition spirituelle. Méditation, découverte de soi et relations interpersonnelles empreintes de paix et de respect sont à l’ordre du jour.

Comme leurs ancêtres, ils soulèvent les passions: d’aucuns se plaignent de leur odeur, de leurs couleurs, de leurs protestations gênantes, de l’anarchie qui règne dans leurs rangs…

Malgré tout, ça fait du bien de savoir qu’il existe encore des idéalistes, des gens qui souhaitent changer le monde, bousculer l’ordre établi, revenir à l’harmonie avec la nature et qui poursuivent leur rêve.

Quelques-uns ont même fondé des cités « idéales » où le temps s’arrête, où les voisins s’entraident, pratiquent le yoga et cultivent bio, où l’éducation des enfants est joyeuse, moins aride.

Vous pouvez jeter un oeil au site Web d’Auroreville, cité fondée en 1968 et reconnue par l’Unesco comme étant une véritable « utopie en construction »:

Auroville se veut une cité universelle où hommes et femmes de tous pays doivent pouvoir vivre en paix et en harmonie progressive, au-delà de toute croyance, de toute politique et de toute nationalité. Le but d’Auroville est de réaliser l’unité humaine.

http://www.auroville.org/

Il y a aussi Kristiania, la plus vieille commune hippie en Europe (fondée en 1971), sise à Copenhagen. En lutte constante avec les autorités danoises (à cause, entre autres, de la libre circulation de drogues), cette petite communauté contribue à la vitalité culturelle de la ville et attire des milliers de touristes chaque année. À Kristiania, on circule à bicyclette et la notion de propriété privée est bannie: on doit trouver la façon de s’y faire son nid, de se faire doucement accepter par le voisinage. L’activité commerciale est restreinte (nombreux sont ceux qui travaillent à l’extérieur du quartier), le recyclage étant de mise.

http://www.christiania.org/index.php (en danois et en anglais).

Des projets similaires fleurissent aux États-Unis. Vous pouvez d’ailleurs consulter les sites de Illichville et Victory City, des cités imaginaires sans voitures, auto-suffisantes et qui prônent la « décroissance économique » pour résister à la crise mondiale du capitalisme qui approche… Ah! Doux parfum de fin du monde!

http://www.roadkillbill.com/I-home.html

http://www.victorycities.com/index.html

Sur ce, je vous laisse et m’en vais rêver sous ma fenêtre…

Peace!



Parler en dollars

1 09 2008

La semaine dernière, Le Devoir écrivait:

Environ 616 000 personnes travaillaient dans le secteur des arts et de la culture en 2003 (…)  

En 2007, la contribution directe du secteur culturel canadien à l’ensemble du PIB du pays a atteint quelque 46 milliards, ou 3,8 %.

Moi, je suis un peu écoeurée… écoeurée de devoir « parler en dollars » à des gens qui ne comprennent le monde qu’en dollars.

Quand pourrons-nous aimer, partager, voyager, travailler, créer sans avoir à justifier la présence de l’Art dans nos vies par l’argument économique??

ÉCOEUREMENT!!!!!



Funambules

1 09 2008

La culture au Québec ne tient-elle qu’à un fil?

Ça dépend de ce qu’on entend par « culture ». Les coups de coeur des grandes librairies commerciales (qu’on devrait plutôt appeler « coups de cash » puisqu’il y a belle lurette qu’ils n’ont plus grand’chose à voir avec le coeur – dixit ma soeur qui fut un temps libraire chez RB) ne risquent certainement pas de disparaître, la culture de masse non plus, choyée, encouragée… (ce qui n’est pas mauvais en soi, puisque ça permet à quelques artistes de vivre dignement.)

Celui qui risque gros, par les temps qui courent, c’est le funambule, l’artiste en équilibre qui jongle avec les miettes du banquet. Sa danse légère émerveille et attriste. Il évolue avec lenteur sur un fil de plus en plus ténu, suspendu au-dessus de nos têtes.

Oh funambule! Créature éphémère! Par ta grâce, je suis sur la pointe des pieds, le menton levé! Puisse la foule s’amasser sous ton échafaud, te pousser bien haut et, par ce geste, éloigner ses propres talons de la poussière!

Amants de la littérature et funambules, suivez le FIL:

http://www.festival-fil.qc.ca/2008/index.html






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